01. Alger 2012-ExposĂ© introductif du PrĂ©sident.
   
 
 
 

Monsieur le (représentant du) Ministre, monsieur le Directeur général, monsieur le Secrétaire général, mes chers collègues

1. Remerciements

Je voudrais tout d’abord dire un grand merci aux collègues algĂ©riens qui ont acceptĂ© d’organiser cette annĂ©e notre conseil exĂ©cutif –notre gouvernement en quelque sorte- en AlgĂ©rie et puis d’avoir mis en Ĺ“uvre cette dĂ©cision avec toutes les difficultĂ©s inhĂ©rentes Ă  toute initiative de dimension internationale ? En particulier je dis un grand merci Ă  notre collègue Smati Zoghbi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Syndicat National des Chercheurs Permanents avec qui j’ai Ă©tĂ© en contact depuis plusieurs mois quasi constamment.

Je dois dire que nous sommes heureux de revenir sur ce continent pour une réunion statutaire, 10 ans après notre assemblée générale de Dakar. J’en profite pour remercier d’être venus et souhaiter la bienvenue à tous nos invités, ceux de ce pays, des pays avoisinants ainsi qu’aux collègues d’autres pays qui tiennent à travailler avec nous et adhérer peut-être à la Fédération.

2. La FMTS et l’Algérie

Les relations de la FMTS avec les travailleurs scientifiques algériens sont anciennes. Dès 1973 l’Union des ingénieurs algériens adhérait à notre Fédération (une organisation non syndicale comme il y en a d’autres parmi nos organisations affiliées)

L’annĂ©e 1973, c’est aussi la rĂ©union Ă  Alger de la 4ème confĂ©rence au sommet des pays non-alignĂ©s. Le prĂ©sident Houari Boumedienne y lança l’idĂ©e que la condition pour que la science et la technologie puissent ĂŞtre mise au service du dĂ©veloppement Ă©tait l’instauration d’un nouvel ordre Ă©conomique international. Le discours de Houari Boumedienne devant la session extraordinaire de l’Onu d’avril 1974 fit date dans les relations internationales de l’Ă©poque.

C’est aussi vers cette Ă©poque que des ingĂ©nieurs d’une entreprise française, Creusot-Loire dĂ©noncèrent la vente Ă  l’AlgĂ©rie d’une usine de pâte Ă  papier très moderne mais inadaptĂ©e aux conditions de votre pays Ă  cette Ă©poque. Ces ingĂ©nieurs furent durement sanctionnĂ©s. Nous sommes souvent les tĂ©moins de cette tendance des industries de pointe Ă  utiliser le cadre (et les financements) de la coopĂ©ration pour vendre des produits qui leurs rapportent beaucoup, sans tenir compte des besoins rĂ©els. Le dĂ©veloppement ne pouvait pas et ne peut toujours pas rĂ©aliser sur de telles bases. Pour la FMTS, les annĂ©es 70 sont une première pĂ©riode d’évolution : depuis sa crĂ©ation en juillet 1946, elle Ă©tait principalement un rĂ©seau de scientifiques de très haut niveau, appartenant aux deux blocs de la guerre froide, unis par une mĂŞme volontĂ© de s’opposer Ă  la course aux armements nuclĂ©aires. Puis elle a commencĂ© Ă  devenir aussi un lieu de rencontre et d’échange entre organisations de travailleurs scientifiques — syndicats ou associations non syndicales rassemblant tous les travailleurs de la recherche : des chercheurs permanents mais aussi des enseignants-chercheurs, des ingĂ©nieurs et des techniciens.

En septembre 1978, Ă  l’invitation de l’Union des ingĂ©nieurs algĂ©riens, se tenait au Palais des congrès (Club des Pins) le Symposium sur « La science la technologie et le dĂ©veloppement ». Son but Ă©tait la contribution de la FMTS Ă  la ConfĂ©rence des Nations Unies sur la Science et la Technologie pour le dĂ©veloppement (UNCSTED) d’aoĂ»t 1979 Ă  Vienne en Autriche.

Par la suite, en 1985 s’est crĂ©Ă©e une Union nationale des ingĂ©nieurs architectes et scientifiques d’AlgĂ©rie (UNIASA) qui adhĂ©ra, elle aussi Ă  la FMTS. J’ai rappelĂ© l’appel du PrĂ©sident Houari Boumedienne Ă  un Nouvel ordre Ă©conomique international et la place qu’avait tenu ce mot d’ordre dans l’action de la FMTS. Loin de suivre cette voie, le G7 puis G8 a imposĂ© au monde « l’Organisation mondiale du commerce l’OMC », fondĂ©e sur un dogme : la concurrence soit disant libre et non faussĂ©e. Ce mĂŞme dogme irrigue les traitĂ©s relatifs Ă  l’Union EuropĂ©enne.

Il nous faut dĂ©noncer l’hypocrisie de cette libertĂ© accordĂ©e Ă  la circulation des marchandises et des capitaux, mais pas Ă  la circulation des personnes. Ainsi les capitaux se concentrent lĂ  oĂą cela rapporte le plus. Pour les ĂŞtres humains, c’est un cynisme encore plus clair : les pays les plus riches entendent pratiquer une immigration sĂ©lective, « choisie » par les employeurs. Et l’on est confrontĂ© Ă  un vĂ©ritable « drainage » des cerveaux. pour ne parler que de ce qui nous concerne de plus près.

3. Hommages

Je ne peux pas lancer nos travaux sans évoquer deux personnalités éminentes qui nous ont quitté depuis l’an passé. Je veux parler tout d’abord de François Blumental qui fût notre trésorier pendant près de 20 ans. Sa disparition brutale a été douloureusement ressentie par tous ceux qui l’ont connu et qui ont grandement apprécié ses qualités professionnelles et humaines. Produit d’une très grande école, la polytechnique de Zürich, rien ne le prédestinait si ce n’est ses valeurs et convictions sociales à devenir dirigeant syndical et notamment directeur financier de la plus grande confédération ouvrière française, la CGT. François ne laissait personne indifférent.

Nous conservons le souvenir d’un militant passionnĂ©, parfois dĂ©concertant, clair dans ses convictions et son action, sachant ĂŞtre ferme, mĂŞme avec ceux qu’il estimait, mais chaleureux dans ses contacts et apprĂ©ciĂ© de ses collaborateurs comme de ses camarades. Après François en Octobre ce fĂ»t en Avril le dĂ©cès d’un de nos plus Ă©minents prĂ©sidents, Jean-Marie Legay. Professeur de Biologie Ă  l’UniversitĂ© de Lyon, il succĂ©da en 1980 au physicien Eric Buhop Ă  la prĂ©sidence de notre fĂ©dĂ©ration. Lui aussi avait consacrĂ© de l’énergie et du temps au travail syndical : il avait Ă©tĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du syndicat –auquel j’appartiens- des professeurs d’universitĂ© de France en 1966-1967 (Syndicat National de l’Enseignement SupĂ©rieur-SNESUP). Sous son impulsion la FMTS organisa des rencontres de chercheurs scientifiques de haut niveau appartenant aux deux blocs de la guerre froide et qui, en marge des thèmes officiels des symposiums, discutaient des conditions scientifiques et techniques du contrĂ´le du respect d’accords tels que, par exemple, l’interdiction des essais nuclĂ©aires souterrains. Ces accords si modestes fussent-ils, allaient dans le sens du dĂ©sarmement nuclĂ©aire.

AndrĂ© JaeglĂ©, mon prĂ©dĂ©cesseur, m’a rapportĂ© des Ă©lĂ©ments de son discours d’adieu Ă  la FMTS lors de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de 1992, qui me semblent totalement pertinents et utiles Ă  Ă©noncer ici :
-  j’en profite d’ailleurs pour dire que c’est un empĂŞchement familial grave qui fait qu’AndrĂ©, notre prĂ©sident Ă©mĂ©rite- n’est pas parmi nous aujourd’hui- « [...] je n’aime pas beaucoup le terme de pays sous-dĂ©veloppĂ©s et mĂŞme de pays en voie de dĂ©veloppement, car nous sommes tous en voie de dĂ©veloppement : j’aime encore moins le terme de pays dĂ©veloppĂ©s, comme si c’Ă©tait fini… Je conteste l’hypothèse d’un seul dĂ©veloppement, d’un seul modèle de dĂ©veloppement, par rapport auquel nous n’aurions plus qu’Ă  nous placer ; sans qu’il vienne Ă  l’esprit que ce dĂ©veloppement ne nous convient peut-ĂŞtre pas, ou bien encore qu’il n’y aurait qu’une seule voie pour atteindre un certain objectif, mĂŞme si nous l’acceptions tous. Et si nous nous trompions de dĂ©veloppement ? » Quelle clairvoyance ! Quel bon usage de l’esprit critique, issu de l’éducation et de la pratique scientifique, qui nous invite Ă  ne pas prendre pour Ă©vident ce qui l’est parfois pour d’autres !!

Je propose que nous saluions leur mémoire par une minute de silence.

4. Le contexte général

Depuis notre précédent conseil exécutif point d’évènements aussi marquants que la catastrophe de Fukushima au Japon ou les révoltes dans les pays arabes qui survinrent quelques mois ou semaines avant notre rencontre 2011 mais – à mon avis- des mouvements plus lents, plus larges et plus profonds reflétant des idéologies, des consciences (je dirais des inconsciences) et des comportements en évolution, -et que j’espère réversibles - ceci concernant aussi bien les dirigeants, les élites en général que les populations.

Je privilĂ©gierai trois points des plus essentiels Ă  mes yeux :
-   la sous-estimation du changement climatique provoquĂ© par l’activitĂ© humaine ;
-   la persistance et le dĂ©veloppement de l’acceptation du recours Ă  la guerre comme rĂ©solution d’un problème politique,
-   le dĂ©veloppement de l’intolĂ©rance, de l’irrationnel, de l’obscurantisme y compris dans les pays qui se considèrent comme les plus dĂ©veloppĂ©s. Ce sont malheureusement trois points des plus nĂ©gatifs et dangereux pour l’avenir de l’humanitĂ©, pour nos enfants et petits enfants. Nous reviendrons sur ces questions durant nos travaux : des projets de dĂ©clarations sont dans les dossiers notamment sur le dĂ©fi Ă©nergĂ©tique et la course aux armements. Je veux donner quelques illustrations et insister sur les dĂ©fis pour nos organisations, la FMTS et ses organisations affiliĂ©es.

Premier point : comment ĂŞtre optimiste quand Ă  Rio en Juin, lors du 5ème sommet de la terre, les chefs d’Etat rassemblĂ©s n’ont pu signĂ© qu’une dĂ©claration faite de vĹ“ux pieux ; de recommandations aux Etats et Ă  la prochaine assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale mais exempte d’engagements contraignants ? Pis ! Sous couvert d’ « Ă©conomie verte » et l’idĂ©e de donner une valeur marchande aux Ă©cosystèmes et processus naturels (captation du carbone, ressources gĂ©nĂ©tiques etc…), c’est un immense nouveau marchĂ© qui est offert aux multinationales. Certains observateurs ont mĂŞme parlĂ© de « permis de saccager » Ă  ce propos.

Second point : en diffĂ©rentes rĂ©gions du monde on prĂ©sente l’intervention militaire comme la solution, on dĂ©veloppe mĂŞme le concept du « devoir d’ingĂ©rence ». Nous ne savons que trop que la guerre ne règle rien. Les exemples rĂ©cents ne manquent pas. Les propos du prĂ©sident israĂ©lien, agitant la menace de bombardement sur l’Iran sont graves. Et ils ne sont pas critiquĂ©s par les puissances occidentales ! Au contraire les parlementaires europĂ©ens s’apprĂŞtaient ces jours-ci a approuver un important accord commercial entre l’Union europĂ©enne et IsraĂ«l sans garantie que cet accord ne concernera pas les produits des colonies, sans prendre en compte les violations du droit par IsraĂ«l, celui-ci, s’il est approuvĂ©, sera un permis dĂ©livrĂ© aux autoritĂ©s israĂ©liennes pour poursuivre leur politique de colonisation. Au sujet de l’Iran je rappelle la position de la FMTS. Le TraitĂ© de non-prolifĂ©ration (NPT- son acronyme anglais) ne saurait interdire Ă  quelque pays que ce soit de crĂ©er une industrie nuclĂ©aire civile. Le fait que le gouvernement iranien mette des obstacles au contrĂ´le exercĂ© par l’AIEA doit ĂŞtre condamnĂ©. Mais il ne justifie pas d’intervention soit disant prĂ©ventive. J’ajoute que d’autres pays, dans cette rĂ©gion violent le NPT.

Troisième point : comment ne pas ĂŞtre inquiets devant la montĂ©e de l’extrĂŞme droite en Europe, des ultraconservateurs aux Etats-Unis, devant l’utilisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e de la religion comme outil pour parvenir et se maintenir au pouvoir ? La rĂ©ponse est Ă©minemment Ă©conomique et politique parce qu’ Ă  la source de ces errements, parce qu’en toile de fond rĂ©sident la « bulle » financière, le règne du « roi dollar », la recherche effrĂ©nĂ©e de taux de profits insensĂ©s qui s’accompagnent de crises financières puis Ă©conomiques et sociales.

Des rĂ©ponses, des rĂ©sistances nombreuses et variĂ©es se dĂ©veloppent qui attĂ©nuent mon pessimisme. Aux actions puissantes du mouvement syndical, il faut ajouter et souligner l’irruption de la jeunesse qui crĂ©e des formes originales de lutte, interpellant les mĂ©dias, faisant rĂ©sonner très loin la contestation de ces politiques qui lui barrent tout avenir en utilisant tout le potentiel des nouvelles technologies. On a tous en tĂŞte les mouvements d’AmĂ©rique du Nord, d’Europe et le « printemps » de la Tunisie et de l’Egypte mais aussi je suis sĂ»r que la jeunesse est prĂ©sente dans les mouvements sociaux du BrĂ©sil, de l’Afrique du Sud et de la Chine. D’autres types de rĂ©ponses, d’autres pistes d’interventions plus ciblĂ©es, plus professionnelles sont possibles et nĂ©cessaires que doit emprunter une ONG comme la nĂ´tre. Je vais dans le chapitre suivant essayer de les dĂ©crire.

5. Le rĂ´le de la FMTS

Nos organisations affiliées et la FMTS elle –même, qui interviennent là ou le savoir, les sciences et les technologies sont impliqués ont un rôle important à jouer. Il n’ y rien de fatal, l’humanité a su relever des défis terribles dans la passé. Tout est possible, même une société humaine multiculturelle, multicolore et pacifique. Les trois points soulignés précédemment reposent sur des incompréhensions sinon même des ignorances, des visions partielles et partiales, des croyances refuges, sur des aveuglements voulus ou imposés par l’environnement médiatique notamment. Le savoir et l’Education, les sciences et les technologies sont concernées par ces attitudes. Sans prétendre à l’exhaustivité, je risque quelques explications.

Au premier chef l’Education ne remplit pas correctement son rôle, d’une part parce que des millions d’enfants de par le monde en sont exclus et d’autre part parce que la conception qui prévaut chez beaucoup de dirigeants économiques et politiques –et qui est mise en œuvre dans de nombreux pays depuis une génération - c’est celle d’une éducation limitée à une instruction technique chargée de former des individus au savoir-faire immédiatement utilisable. Je ne parle pas ici simplement de l’enseignement technique ou professionnel mais aussi de l’enseignement général et jusqu’aux plus hauts niveaux de l’enseignement supérieur. A l’heure où les emplois évoluent très vite, où les robots peuvent assurer les tâches répétitives, où la vie personnelle et professionnelle exige autonomie et créativité, c’est paradoxal à moins que l’on ne veuille véritablement pas d’hommes et de femmes pleinement citoyens. En ce qui concerne la Science et les scientifiques je dirais que deux attitudes, contradictoires et également négatives sont très fréquentes, c’est d’une part comme il y a un siècle la croyance en la science dépassant la politique et sauvant l’humanité et d’autre part l’attitude inverse, la science et la technologie perçues comme des pollutions d’un ordre naturel sain.

Des courants religieux –notamment aux Etats-Unis- vont mĂŞme jusqu’à nier des savoirs universellement reconnus comme l’évolution , comme nombre de mĂ©canismes biologiques. Le « scientisme » et l’ « anti-science » sont Ă©galement erronĂ©s. C’est la science entendue comme des connaissances et une dĂ©marche critiques qui peut aider l’humanitĂ© Ă  Ă©loigner ses « dĂ©mons » (superstition, intolĂ©rance, Ă©goĂŻsme, xĂ©nophobie) et relever les dĂ©fis de ce XXIè siècle, climatiques, Ă©nergĂ©tiques et alimentaires. Son Ă©laboration, sa diffusion et son partage –quel joli mot qui signifie la justice et l’égalitĂ© dans l’accès- du savoir, doivent ĂŞtre au cĹ“ur de tout projet politique.

Enfin je considère que le statut social des Ă©ducateurs et des chercheurs qui s’est dĂ©gradĂ© sensiblement ne favorise pas la diffusion dans la sociĂ©tĂ© des savoirs, des attitudes scientifiques. J’entends par lĂ  que le salaire, la sĂ©curitĂ© de l’emploi, l’image sociale sont des Ă©lĂ©ments de la vĂ©ritable indĂ©pendance du scientifique, garantie de la qualitĂ©, de l’authenticitĂ© des rĂ©sultats. Ce n’est pas une position nouvelle et extravagante ; l’idĂ©e figure dans la recommandation votĂ©e par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO en 1974, concernant la condition des chercheurs comme dans celle de 1997 relative aux personnels enseignants de l’enseignement supĂ©rieur. Je pointe lĂ  Ă©galement l’idĂ©e que le travail scientifique et donc la Science est une production humaine avec ses acquis, ses succès et ses erreurs. En tant que telle, elle doit ĂŞtre Ă©valuĂ©e, gĂ©rĂ©e, dĂ©finie par la reprĂ©sentation nationale mais après avis de la sociĂ©tĂ© civile, des syndicats des personnels mais aussi des confĂ©dĂ©rations ouvrières.

Ces quelques réflexions sont une contribution aux débats de ces prochains jours, eux-mêmes permettant de définir et nourrir l’activité future de notre fédération. Elles s’ajoutent aux contributions qui figurent dans le dossier de participant.

6. La vie de la FMTS

Au plan organisationnel nul doute que les dispositions mise en Ĺ“uvre depuis 3 ans vont s’amplifier : une lettre de la fĂ©dĂ©ration plus rĂ©gulière, un secrĂ©tariat plus international, des groupes de travail aux Ă©changes plus continus. Nous mettons notamment beaucoup d’espoir dans ces groupes de travail. Je les liste pour rappeler nos axes privilĂ©giĂ©s d’intervention :

- le groupe « dĂ©sarmement » prĂ©sidĂ© par le collègue Shreesh Juyal du Canada et dont la session de mardi sera animĂ©e par Frederico Carvalho, du syndicat des chercheurs du Portugal, notre vice-prĂ©sident du CE qui, Ă  ce titre, prĂ©sidera les dĂ©bats de cet après-midi ainsi que par Vyacheslav Vdovine, vice-prĂ©sident du Syndicat des travailleurs de l’AcadĂ©mie des Sciences de Russie

- le groupe « Ă©nergie-climat » qui sera animĂ© par HĂ©lène Carteron et Josette Rome-Chastanet qui sont les auteurs des documents « Ă©nergie » pour l’une et « climat » pour l’autre.

- le groupe « conditions de la recherche et des chercheurs » animĂ© par Jean-Pierre Bazin du SNTRS-France et Cheikhou Sylla du Syndicat unique et dĂ©mocratique des enseignants du SĂ©nĂ©gal

- le groupe « UNESCO » animĂ© par AndrĂ© JaeglĂ©

- le groupe « Ă©largissement de la FMTS » animĂ© par notre trĂ©sorier et moi-mĂŞme.

On constate ainsi les premiers rĂ©sultats du renforcement de notre secrĂ©tariat parisien : merci donc Ă  HĂ©lène et Josette de s’investir dans notre fĂ©dĂ©ration. Un autre renfort devrait nous permettre de disposer d’un site web enrichi et mis Ă  jour rĂ©gulièrement.

La disparition de notre camarade François nous a obligé naturellement à modifier les responsabilités mais plus profondément à réfléchir sur notre mode fonctionnement et sur nos statuts. André avec Pascal Janots qui a pris en charge la trésorerie nous font une proposition de modification–qui figure dans le dossier du CE- et dont nous discuterons demain. Simplification, réalisme, facilitation du travail international en sont les principes directeurs.

Je termine en nous souhaitant de bons et fructueux travaux, dans le Conseil exécutif, dans le séminaire ouvert au public lundi matin ainsi que dans nos réunions de mardi, la rencontre FMTS-syndicats universitaires du Grand Maghreb et les sessions de nos groupes de travail.

Jean-Paul Lainé, le 15 septembre 2012

22 novembre 2012  
 
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